Le printemps arrive ! Les Pissenlits commencent à parsemer de tâches jaunes les différents espaces. Mais pourquoi parler du Pissenlit, me direz-vous, tout le monde le connait ? Eh bien, en êtes-vous sûrs ?
Le Pissenlit (Taraxacum officinale), encore appelé « pisse-au-lit » ou « dent-de-lion » appartient à la famille des Asteraceae et l’une de ses premières particularités concernent ses fleurs. En effet, un capitule floral ressemble à une large fleur unique alors qu’en réalité, il porte une multitude de fleurs, toutes ligulées.
Notez que de la racine aux fleurs, le pissenlit est entièrement comestible. Ses racines sont amères avec un goût proche du navet. Elles peuvent être torréfiées et utilisées comme substitut du café ou du thé voire servir à la préparation de bière traditionnelle (en Grande-Bretagne). Ses feuilles se consomment en salade ou en poêlées et ses fleurs se préparent en sirop ou en gelée. Vous pouvez même faire des pickles avec les boutons floraux.
De plus, saviez-vous que le latex du Pissenlit servait autrefois à la fabrication du caoutchouc !
Côté médicinal, sa principale propriété est son action diurétique bien sûr, d’où son nom ! Il permet d’éliminer la rétention d’eau et les œdèmes, accompagne les régimes amaigrissants et réduit les douleurs articulaires. En cas d’infection urinaire, il présente une action antiseptique complémentaire. Mais c’est aussi un stimulant et un draineur hépatique et biliaire, détoxifiant qui facilite la digestion, améliore la tonicité des muscles lisses intestinaux entrainant une action laxative. Il peut s’utiliser en infusion, en décoction ou en teinture-mère. En usage externe, il peut s’utiliser contre les verrues et les mastopathies.
Alors, c’est le moment de les cueillir pour une bonne petite salade !
Quelques précautions d’emploi s’imposent cependant en cas d’allergie aux Astéracées à latex, de calculs biliaires, de reflux gastro-œsophagien, de grossesse et d’allaitement. Un avis médical est toujours souhaitable.